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Facturation électronique : pas d’aide financière, mais une promesse de tolérance pour les TPE-PME
Dans une réponse ministérielle datée du 29-1-2026, le Gouvernement confirme le maintien du calendrier de la facturation électronique et le recours obligatoire à des plateformes privées certifiées, sans prévoir d’aide financière spécifique pour les TPE-PME. En revanche, il annonce une application mesurée des sanctions, au cas par cas, dans une logique de droit à l’erreur, pour les entreprises engagées dans une démarche de mise en conformité.
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Mise en jeu de la responsabilité de l’État : nouvelle précision du Conseil d’État
L’usage par l’administration fiscale du pouvoir de dégrèvement que lui confèrent les dispositions de l’article R 211-1 du LPF n’établit pas, à lui seul, l’existence d’une faute commise dans l’établissement ou le recouvrement de l’impôt de nature à engager la responsabilité de l’État en réparation du préjudice causé au contribuable.
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Agriculteurs
CFE : modalités d’application du dégrèvement en cas de transfert d’établissement
Le transfert d’un établissement dans une autre commune ne constitue une cessation d’activité sans transfert ouvrant droit à un dégrèvement de cotisation foncière des entreprises qu’en cas de changement d’activité.
Le contribuable qui cesse toute activité dans un établissement n'est pas redevable de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les mois restant à courir, sauf en cas de cession de l’activité exercée dans l’établissement ou de transfert d'activité (CGI, art. 1478, I-al.2). En cas de création d'établissement, la CFE n'est pas due pour l'année de la création, et la base d'imposition du nouvel exploitant est réduite de moitié pour la première année d'imposition (CGI, art. 1478, II).
Pour le Conseil d’État, la fermeture d'un établissement suivie de l'ouverture d'un nouvel établissement par le même redevable, quel que soit le lieu d’implantation, ne constitue pas une cessation d'activité sans transfert ouvrant droit au dégrèvement de la CFE, sauf en cas de changement d'activité. Un tel changement résulte d’un changement de nature de l'activité ou de modifications substantielles des conditions d'exploitation. Le Conseil d’État précise qu’il n'y a pas création d'établissement lorsque le nouvel établissement est créé dans la même commune que l'établissement d'origine, sauf changement d’activité. A cet égard, le territoire de chaque EPCI ou collectivité territoriale à statut particulier (ex. : métropole de Lyon) doit être assimilé à une même commune au regard de la CFE.
En l'espèce, la poursuite de l'activité de transport dans un nouvel établissement situé dans une autre commune de la métropole lyonnaise sans modification substantielle des conditions d'exploitation ne permettait pas de qualifier l'opération de cessation d'activité sans transfert suivie d’une création d’établissement, éligible à un dégrèvement de CFE.
CE, 15-12-2025 n° 490769
© Lefebvre Dalloz
