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Centre de formation d’apprentis (CFA) : l’exonération de TVA précisée
L’administration fiscale a clarifié sa position dans un rescrit publié au BOFiP le 23-9-2026 : un CFA qui dispense une formation professionnelle initiale en apprentissage n’a pas à obtenir d’attestation de la DREETS pour bénéficier de l’exonération de TVA. En revanche, lorsqu’un CFA privé propose également des prestations de formation professionnelle continue, l’exonération de ces dernières reste soumise à l’attestation administrative prévue à cet effet.
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Entreprises touchées par les violences urbaines : activité partielle et report des cotisations sociales
À la suite des violences et dégradations survenues les 17 et 18 octobre 2026, le ministre du Travail et des Solidarités a annoncé que les entreprises contraintes de suspendre leur activité à la suite des dégradations peuvent recourir à l’activité partielle et reporter jusqu’à 12 mois le paiement des cotisations sociales patronales des 3 mois à venir.
Un délai très court pour saisir l’interlocuteur départemental !
L’interlocuteur départemental peut être saisi après une entrevue avec le supérieur hiérarchique du vérificateur, peu importe qu’il prenne position, et avant la mise en recouvrement des impositions contestées. Il est jugé qu’un délai de 17 jours, dont 12 ouvrés, entre ces deux dates est raisonnable.
Lorsqu’un contribuable fait l’objet d’un contrôle sur place (vérification de comptabilité ou ESFP) et qu’il entend contester les rehaussements envisagés, la charte du contribuable vérifié lui permet de pouvoir rencontrer l’interlocuteur départemental, à condition de le saisir dans un délai raisonnable. C’est-à-dire ?
Les faits. Une société a fait l’objet d’une vérification de comptabilité, suivie par une procédure de rectification contradictoire. Au cours de cette procédure, elle a, à sa demande, rencontré le supérieur hiérarchique du vérificateur le 28-11-2017. Celui-ci a confirmé les rehaussements par un courrier reçu par la société le 6-12-2017. Seulement 9 jours après la réception de ce courrier par le contribuable, soit le 15-12-2017, l’administration a mis en recouvrement les sommes. La société soulève alors un vice de procédure, faisant valoir que l’administration ne lui a pas laissé un délai suffisant pour saisir l’interlocuteur départemental en mettant en recouvrement aussi rapidement les impositions.
La décision du juge. Le juge rappelle que si des divergences importantes subsistent après l’entretien avec le supérieur hiérarchique du vérificateur, le contribuable peut faire appel à un interlocuteur départemental. Il ajoute que ces dispositions n’imposent pas que le supérieur hiérarchique prenne expressément position après l’entretien. Il relève que la société pouvait, dès l’issue de son entretien avec le supérieur hiérarchique, qui a eu lieu le 28-11-2017, faire appel à l’interlocuteur, peu important que le supérieur hiérarchique, qui n’y était pas tenu, ait fait parvenir à la société le 6-12-2017 un courrier confirmant la persistance du désaccord. Les rappels de taxe en litige ayant été mis en recouvrement le 15-12-2017, le juge estime que la société a bénéficié, en l’espèce, d’un délai raisonnable pour exercer son droit de faire appel à l’interlocuteur. Il décide donc que la société n’a pas été privée, faute d’un délai suffisant, de la possibilité de saisir utilement cet interlocuteur et que les rehaussements ne peuvent pas être annulés sur ce fondement.
CE 9e ch. 10-3-2023 n° 464123
© Lefebvre Dalloz
