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Retraite pour carrière longue
Un décret du 7-5-2026 tire les conséquences de la suspension, jusqu’en 2028, de la réforme des retraites de 2023 opérée par la LFSS pour 2026 en adaptant l’âge de départ anticipé pour carrière longue pour les assurés ayant débuté leur activité avant l’âge de 20 ans.
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Prescription et obligation de délivrance : distinction entre l’action en exécution forcée et l’action en réparation
L’obligation de délivrance du bailleur est continue pendant toute la durée du bail. De sorte que le locataire peut en demander l’exécution forcée tant que le manquement perdure et obtenir la réparation de ses préjudices dans la limite des cinq années précédant son action en justice.
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Acte anormal de gestion : encore faut-il le prouver !
Si l’administration estime excessifs des honoraires versés à des sociétés liées, elle doit le démontrer concrètement, au moyen de comparaisons pertinentes et adaptées aux prestations en cause. Le juge ne peut donc pas valider le redressement sans répondre aux critiques du contribuable sur la méthode utilisée.
Mise en jeu de la responsabilité de l’État : nouvelle précision du Conseil d’État
L’usage par l’administration fiscale du pouvoir de dégrèvement que lui confèrent les dispositions de l’article R 211-1 du LPF n’établit pas, à lui seul, l’existence d’une faute commise dans l’établissement ou le recouvrement de l’impôt de nature à engager la responsabilité de l’État en réparation du préjudice causé au contribuable.
Les faits. À la suite d’une vérification de comptabilité, une société s’est vu notifier des rappels de TVA assortis de pénalités. Au cours de l’instance portée devant le Conseil d’État, l’administration fiscale a finalement prononcé le dégrèvement total des impositions mises à la charge de la société, en application de l’article R. 211-1 du Livre des procédures fiscales (LPF), qui l’autorise à abandonner des impositions non dues, y compris en cours de contentieux. Estimant avoir subi un important préjudice du fait des procédures engagées à son encontre, la société et son dirigeant ont demandé la condamnation de l’État à les indemniser, invoquant des fautes commises par l’administration fiscale.
La décision. Le Conseil d’État rappelle qu’une faute commise par l’administration fiscale lors des procédures d’établissement ou de recouvrement de l’impôt est susceptible d’engager la responsabilité de l’État, à condition qu’elle ait directement causé un préjudice au contribuable. Toutefois, la Haute juridiction précise que le simple exercice par l’administration de son pouvoir de dégrèvement ne permet pas, à lui seul, de caractériser une faute. Le juge saisi d’une demande indemnitaire doit apprécier le bien-fondé initial des impositions afin de déterminer si l’administration a commis une illégalité fautive. En l’espèce, aucune faute n’ayant été établie dans l’application de la loi fiscale, de la doctrine administrative ou dans les opérations de recouvrement, les demandes indemnitaires de la société et de son dirigeant ont été rejetées.
CE 14-1-2026 n° 494801
© Lefebvre Dalloz
