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Du nouveau pour la prime transport
Deux décrets du 20-10-2026 ont modifié, depuis le 22-10-2026, les modalités de la fixation des plafonds d’exonération de la CSG de la prime transport et fixé le montant de ces plafonds d’exonération pour les cotisations et contributions sociales dues au titre des périodes d’activité courant à compter du 1-10-2026. Par dérogation, les différents plafonds d’exonération de la prime transport versée jusqu’au 31-12-2026 sont portés à 1 000 €.
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PLFSS pour 2027 : prolongation de l’exonération sociale de la prime de partage de la valeur
Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 prévoit la prolongation en 2027 de l’exonération sociale applicable à la prime de partage de la valeur (PPV) versée par les entreprises de moins de 50 salariés, mais pas de l’exonération de l’impôt sur le revenu.
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Erreur comptable : une charge peut-elle être déduite plusieurs années après ?
La correction tardive d’une erreur comptable ne permet pas de déduire au titre de l’exercice de régularisation une charge qui se rattache à un exercice antérieur.
Perte du local commercial loué : un vice caché ne peut être assimilé à un cas de force majeur
La résiliation du bail commercial pour perte de la chose louée par cas fortuit ne peut pas être obtenue quand les désordres proviennent d’un vice caché ou d’un défaut d’entretien imputable au bailleur.
Si, pendant la durée du bail, le bien loué est détruit en totalité par cas fortuit, le bail est résilié de plein droit ; s’il n’est détruit qu’en partie, le locataire peut, suivant les circonstances, demander ou une diminution du prix, ou la résiliation même du bail. Dans l’un et l’autre cas, il n’y a lieu à aucun dédommagement (C. civ. art. 1722).
Un locataire de locaux commerciaux constate l’apparition de fissures sur la façade de l’immeuble loué, dans lequel il exploite un hôtel-restaurant. La fermeture de ce dernier est prononcée par arrêté municipal et le locataire agit contre le bailleur en vue d’obtenir la remise en état de l’immeuble endommagé et l’indemnisation de son préjudice. Ce dernier réplique en demandant que soit constatée la résiliation du bail sans indemnité pour perte du bien loué.
Une cour d’appel fait droit à la demande du bailleur après avoir retenu que, si un défaut d’entretien du bâtiment par le bailleur est évoqué par l’expert judiciaire, les désordres affectant l’immeuble loué trouvent leur cause prépondérante dans la conception structurelle d’époque inadaptée pour un ouvrage d’une telle hauteur, qui est à l’origine du défaut de stabilité et du danger que présente le bâtiment, de sorte que l’existence d’un cas fortuit est établie.
Censure de la Cour de cassation : en effet, l’existence d’un vice caché ne peut pas être assimilée à un cas de force majeure, qui a nécessairement une origine extérieure au bien loué, et un cas fortuit n’est pas caractérisé lorsque la dégradation des bâtiments est due à un défaut d’entretien du bien loué imputable au bailleur.
À noter
L’article 1722 du Code civil peut être invoqué seulement lorsque est caractérisé un « cas fortuit » (lequel est assimilé à la force majeure), ce qui suppose un événement indépendant de la volonté ou de la responsabilité des parties au bail. Or, rappelle ici la Cour de cassation, ni l’existence d’un vice caché ni la dégradation des bâtiments due à un défaut d’entretien imputable au bailleur ne sont constitutives d’un cas fortuit. En effet, le bailleur est tenu de garantir la jouissance paisible des lieux loués et son obligation ne cesse qu’en cas de force majeure.
L’affaire devra être rejugée.
Cass. 3e civ. 9-1-2025 no 23-16.698
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