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Du nouveau pour la prime transport
Deux décrets du 20-10-2026 ont modifié, depuis le 22-10-2026, les modalités de la fixation des plafonds d’exonération de la CSG de la prime transport et fixé le montant de ces plafonds d’exonération pour les cotisations et contributions sociales dues au titre des périodes d’activité courant à compter du 1-10-2026. Par dérogation, les différents plafonds d’exonération de la prime transport versée jusqu’au 31-12-2026 sont portés à 1 000 €.
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PLFSS pour 2027 : prolongation de l’exonération sociale de la prime de partage de la valeur
Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 prévoit la prolongation en 2027 de l’exonération sociale applicable à la prime de partage de la valeur (PPV) versée par les entreprises de moins de 50 salariés, mais pas de l’exonération de l’impôt sur le revenu.
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Erreur comptable : une charge peut-elle être déduite plusieurs années après ?
La correction tardive d’une erreur comptable ne permet pas de déduire au titre de l’exercice de régularisation une charge qui se rattache à un exercice antérieur.
Licenciement en raison de l’absence de diplôme
L’absence du diplôme requis pour l’exercice d’une activité ne justifie pas toujours un licenciement disciplinaire.
Absence de diplôme constatée après 10 ans d’ancienneté
Une salariée a été engagée en qualité de préparatrice en pharmacie en 1998. La pharmacie où elle exerçait a été rachetée et sa relation de travail s’est poursuivie avec le nouvel employeur après la conclusion d’un avenant à son contrat en 2015. Elle a été licenciée pour faute grave en février 2018 lorsque l’employeur a constaté qu’elle n’avait pas le diplôme exigé pour exercer. La salariée a contesté en justice son licenciement, estimant qu’il appartenait à l’employeur de vérifier que ses subordonnés avaient les diplômes requis pour exercer leur métier.
En appel, les juges ont rejeté ses demandes. La salariée a occupé l’emploi de préparatrice en pharmacie durant de nombreuses années sans posséder le diplôme exigé ni bénéficier de l’autorisation préfectorale d’exercice de cette profession réglementée, alors que son contrat de travail soumettait expressément l’emploi à la détention de ce diplôme, et elle n’a jamais informé l’employeur de cette situation illicite notamment lors du transfert du contrat de travail, malgré deux mises en demeure de l’employeur de répondre à ses demandes de justifications. Pour les juges, la salariée a manqué à son obligation de loyauté résultant de son absence de déclaration sur le caractère illicite de son statut de nature à engager la responsabilité pénale de son employeur. Ils ont validé le licenciement pour faute grave.
Vérifier les diplômes obtenus lors de l’embauche
La Cour de cassation a censuré la décision des juges. Elle a jugé que l’employeur avait poursuivi les relations contractuelles durant plusieurs années sans vérifier que la salariée disposait de la qualification nécessaire à l’emploi de préparatrice en pharmacie, de sorte qu’il ne pouvait invoquer une réglementation à laquelle il avait lui-même contrevenu et se prévaloir de sa propre négligence pour reprocher à la salariée une faute grave.
Ainsi, l’employeur doit vérifier les diplômes obtenus par la salariée lors de son embauche, notamment s’ils sont indispensables à l’exercice d’une profession ou d’un métier. S’il constate, après plusieurs années passées à son service, que le salarié ne détient pas le diplôme requis, il ne peut pas légitimement le licencier pour faute grave.
Source : Cass. soc. 26-3-2025 n° 23-21.414
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